Depuis des années, l’individu ne sent plus ce sentiment prestigieux qui donne sens à l’équilibre entre vie pro et vie personnelle, ce sentiment n’est autre que celui de l’appartenance, les gens ne se sentent plus en sécurité ou aisance. De plus le bien être au travail est en rupture définitive avec les émotions et les sentiments des travailleurs.

Je peux vous dire aussi que les individus n’acceptent plus comme avant les conditions et l’environnement de travail, l’Homme d’aujourd’hui a un désir, puis il y a les changements (voulu ou imposé) et les contraintes socio-économiques l’ont obligé  à changer sa vision sur le travail et  à vivre avec des personnes et des stratégies de l’autre bout du monde , avec des cultures différentes et aussi avec d’autres fuseaux d’horaires. Ce désir c’est travailler avec plaisir pour  atteindre des objectifs et garder l’équilibre entre la vie sociale et professionnelle.

Face à un changement organisationnel, c’est sa zone de confort qui est menacée, et son bien être n’est plus assuré, alors il manifeste une résistance à ce changement. Ses émotions qui sont au cœur de l’action vont finir par être un  frein.

Pourquoi?

– L’individu  ne résiste pas seulement à l’aspect technique mais plutôt à l’aspect social du    changement.

– L’individu n’a plus le sentiment d’appartenance et il a souvent un sentiment de non appartenance, de plus l’entreprise face à un changement doit adopter une stratégie qui vise impliquer l’individu dans le processus, ce qui va lui faciliter le passage d’une période(zone de confort) à une autre qui est pour lui menaçante càd lui créer une zone intermédiaire de passage(formation, séminaire, réunion….).

– la motivation au travail est une préoccupation majeure pour les psychologues de travail, et plusieurs études définissent le comportement comme la réponse de l’organisme par la suite de la stimulation provenant de l’environnement. Alors le changement doit être précédé par un passage intermédiaire qui motive l’individu pour s’impliquer dans le processus.

– L’individu et via l’internet arrive à avoir beaucoup des idées parfois fausses. ex: dans notre culture, et quand on étais des petits écoliers, les responsables de notre apprentissage et de notre (éducation), ne cessaient de dire que l’ordinateur et la machine vont remplacer l’homme et ils vont  éliminer  le poste de travail de l’homme, alors comment voulez vous que l’individu accepte que son entreprise va introduire une machine robot qui va faire son travail.

– Les responsables marocains sont presque toujours cause de  résistance au changement, car li n’ont pas encore assimilé que le monde du travail moderne exige un commandement sans conflits, et les entreprises ont besoin de leader et non de CHEF ou DIRECTEUR, sachant que autorité ne signifie rien d’autre que (Aider les Hommes à grandir) et on les trouve entrain de résister à la résistance au changement.

– Il y a aussi des causes personnelles,  un individu résiste à un changement juste parce que il est déclenché par un responsable non apprécié. Ou encore des personnes qui résistent à la façon dont il est implanté.

– L’entreprise doit s’intéresser donc à l’organisation du travail comme source de plaisir et de souffrance, mais aussi comme facteur pouvant favoriser l’émergence de stratégies défensives permettant à l’individu de résister aux difficultés liées à la situation du travail.

– Il y a aussi des individus qui le refusent à cause du changement lui même, surtout lorsqu’il est peu légitimé ou s’il est contre le système des valeurs des individus ou de la communauté.

Il reste à savoir qu’il faut être conscient que le changement répétitif ou accéléré dans l’entreprise, poussent les individus à refuser ce genre de stratégie qui tue le sentiment d’appartenance, le bien être et aussi l’implication et l’engagement au travail.

Cette résistance va avoir un impact négatif l’organisation et sur les individus.

La résistance peut causer un blocage ou un retour en arrière.

La résistance c’est la source de l’absentéisme, le présentéisme, la diminution de productivité,  l’absentéisme, le climat du travail, les conflits, le burn out, le stress….

Alors quoi faire ?

Il y a plusieurs stratégies, je peux citer :

  • Expliquer les raisons du changement et faire participer l’individu ;
  • Il faut Il propose d’influencer les attitudes des travailleurs par l’écoute de leurs réactions ;
  • Comprendre la résistance, écouter, expliquer le besoin de changer, motiver les employés, obtenir l’engagement, demeurer calme, impliquer le personnel sont aussi prescrites pour transformer la résistance ;
  • La résistance au changement est influencée par  le blâme individuel ;
  • L’identité professionnelle doit être sujet des interventions managériales, puisque l’individu n’a plus confiance à l’environnement du travail, et cela est à cause de l’évaluation annuelle qui a tué l’esprit d’équipe.

Par : Mohamed EL WALID

Psychologue de travail et des organisations